Adepte de la musique de la Renaissance et de l’époque baroque, passionnée par les instruments anciens, les voyages et la gastronomie, Mélisande Corriveau est aussi la mère de deux jeunes adultes charmants.
Avec son arsenal d’instruments — flûtes à bec, violoncelle, pardessus de viole et autres violes —, elle est devenue une virtuose de « l’Art de toucher », comme disait Couperin. Toujours à l’affût de nouvelles pièces à ajouter au répertoire, elle puise son inspiration dans les traités anciens et manifeste un vif intérêt pour le contexte sociohistorique de la musique ainsi que pour les langages musicaux propres aux différentes sociétés qui les ont façonnés.
Le plaisir de jouer toute cette musique extraordinaire avec des collègues qui l’inspirent, la camaraderie musicale et les liens d’amitié profonde sont au cœur de sa vie artistique. Mélisande Corriveau se considère privilégiée de travailler en duo avec le directeur musical et claviériste Eric Milnes, avec ses partenaires du Duo et Consort de violes des Voix humaines, au sein de son ensemble L’Harmonie des saisons, ainsi qu’avec ses collègues européens de l’Ensemble Masques et du Brecon Baroque. Tous lui offrent sans cesse le cadeau de projets fascinants et de voyages vers des terres exotiques : une vie de nomade qui reflète à merveille la musique qui lui plaît tant.
Comme le souligne le magazine Gramophone : « Mélisande Corriveau fait partie de cette nouvelle génération d’instrumentistes qui possède des capacités d’interprétation formidables et une grande connaissance des pratiques de l’époque […] La virtuosité, la délicatesse et l’élégance, la sensibilité et le raffinement sont tous au service d’une expressivité colorée et texturée. »
Mélisande Corriveau a participé à plus d’une soixantaine d’enregistrements sur plusieurs étiquettes, dont plusieurs ont été récompensés par des prix et distinctions.
Elle joue sur une viole Barak Norman de 1691, un violoncelle Nathaniel Cross de 1725, un dessus de viole anonyme du XVIIIe siècle ayant appartenu à la collection Harnoncourt — prêt du groupe Canimex — ainsi qu’un pardessus de viole Pierre Le Pilleur de 1755.